Lors de de nos soirées en boite, il arrivait donc que je me laisse parfois aller à pratiquer une fellation dans un coin un peu isolé, pour le plus grand plaisir de mon partenaire du moment et du mien.
Un soir, alors que je revenais auprès de mes amies après ma petite affaire, Camille m'a fait une réflexion qui m'a surprise:
- C'est tout de même du gachis...
- Quoi donc ?
- Tu pourrais faire la même chose et gagner de l'argent...
J'ai été interloqué, elle me proposait tout simplement de me prostituer!!! Je n'ai pas donné suite, et suis parti un peu plus tôt que d'habitude, très choqué par la proposition.
J'ai un peu boudé le bar de Madame Juliette et n'y suis pas retourné pendant quelques semaines, mais l'idée a commencé à faire son bout de chemin dans mon esprit et je suis retourné au bar pour avoir une discussion avec Camille.
Elle m'a appris qu'en effet elle était une travailleuse du sexe, mais que c'était juste passager le temps de qu'elle se remette à flot. Et que si je voulais arrondir mes fins de mois, ça pouvait être une solution.
J'avais des inquiétudes, de très grosses inquiétudes, mais elle m'a rassuré: t'es pas obligée d'accepter les clients, on se surveille et protège les unes les autres, les clients sont sûrs, ... Elle m'a expliqué aussi que c'était souvent des habitués, tous des hommes bien...
A court d'arguments et d'objections, j'ai cédé: ok, je viens une fois... pour voir. Ca n'engage à rien. Elle m'a donné rendez-vous pour un peu plus tard le soir, a proximité d'un parc de la ville. Et c'est tremblant, me demandant quelle connerie j'étais en train de faire, que je m'y suis rendu. Camille m'a pris le bras et m'a emmené plus avant dans le parc, vers un grand bosquet d'arbres entourés de buissons, avec quelques bancs autour. Nous nous sommes assises et avons commencé à discuter, ça me détendais.
Finalement, un homme s'est approché de nous. Camille m'a dit que c'était un régulier et m'a proposé de me le présenter... J'étais encore un peu trop intimidé et j'ai fait non de la tête, alors elle s'est avancée vers lui, a échangé quelques mots et ils se sont enfoncés dans les fourrés. Elle est revenue une bonne dizaine de minutes plus tard, tranquillement en se remettant du rouge à lèvres. Tu vois, c'est simple... Tu vois un client, tu t'approches de lui, tu lui annonces le tarif et s'il est ok, vous allez à l'abri. Fais toi juste payer à l'avance. Et s'il y a le moindre souci, un cri et on rapplique, on entend tout ici.
Oui, simple comme bonjour. Et à la question d'argent près, pas vraiment différent de ce que je faisais en boite. Enfin si, moins de musique, plus d'herbe et de terre...
Un autre homme s'est approché, et Camille m'a poussé du coude. J'ai pris une profonde inspiration, me suis levé et approché de lui et d'une voix très peu assurée, j'ai murmuré "une pipe? 15 euros?" L'homme a hoché la tête et s'est avancé vers les fourrés, je l'ai suivi. Quelques mètres plus loin, il s'est adossé à un arbre en commençant à ouvrir son pantalon. Je me suis approché, j'ai tendu la main ouverte, ll a déposé l'argent dedans, que j'ai vite mis dans mon sac, et je me suis agenouillé devant lui. Les mains tremblantes, je l'ai aidé avec sa braguette et lorsque finalement son engin a été à portée, j'ai oublié où j'étais et je n'ai pensé qu'à notre plaisir réciproque.
A la fin de notre soirée, j'avais eu trois clients et j'étais plutôt content, voire euphorique. Une petite source de revenus pour mettre un peu de beurre dans les épinards, et pas vraiment contraignante, je dirais même plaisante.
C'est ainsi que pendant un certain temps, certains week-ends je me suis prostitué de manière occasionnelle, en compagnie de Camille et d'autres.